9LES CONFLITS DU HAUT-CANADA

Les pratiques de Talbot étaient illégales. Il n’était pas propriétaire de ces 26.000 hectares, il ne faisait qu’en assurer le contrôle pour le gouvernement. Il n’avait ni le droit de répudier des colons pour des motifs personnels, ni celui de retenir des droits de propriété. Demander que les colons défrichent les routes à usage public était déraisonnable ; les colons n’avaient que peu de ressources et ne disposaient que de peu de temps pour bâtir leurs maisons et planter leurs semences, certainement pas pour défricher une route. Le gouvernement était conscient de cet état de fait, et disposait de lois pour protéger les colons. Cependant, parce que Talbot appartenait à la Famille Compacte, on ignora ce comportement détestable et il échappa à tout jugement.

La maison et imprimerie de Mackenzie à York, aux environs de 1835.
La maison et imprimerie de Mackenzie à York, aux environs de 1835.
Mackenzie King fut un activiste politique qui considérait que le Canada avait besoin d’un gouvernement responsable. Il sillonna le Haut-Canada, et fut élu à cinq reprises, mais la Famille Compacte continuait à le maintenir en dehors du gouvernement. King décida en fin de compte que seule une rébellion pourrait évincer la Famille Compacte. Il organisa une armée appelée les Patriotes, et attaqua York ( l’actuel Toronto) en 1837. Battus par des milices Canadiennes, ils s’enfuirent à Niagara dans l’Etat de New York. Bien qu’en nombre réduit, les Patriotes tentèrent plusieurs fois d’envahir le Haut-Canada depuis Niagara et Detroit. En 1838, leur défaite était complète.

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