9LES CONFLITS DU HAUT-CANADA

Presse d’imprimerie, modèle Washington, dont la rumeur dit qu’elle aurait servi à Mackenzie. Cette presse a été récupérée de Toronto Bay avant 1866 et apportée à Strathroy.
Presse d'imprimerie, modèle Washington, dont la rumeur dit qu’elle aurait servi à Mackenzie. Cette presse a été récupérée de Toronto Bay avant 1866 et apportée à Strathroy.
Avant la rébellion de 1837 et pendant plusieurs années après, le Canada n’était pas un "pays libre" comme on l’entend aujourd’hui. Le Haut et le Bas-Canada étaient un ensemble de territoires militaires, économiques et personnels contrôlés par un groupe restreint de personnes. Ceux qui aspiraient à un Haut-Canada plus démocratique les appelaient la "Famille Compacte." Ses membres contrôlaient le gouvernement en se plaçant les uns les autres à des postes puissants et bien rémunérés, conservant tout le pouvoir au sein d’un petit groupe.

La Colonie Talbot était un exemple typique de ce mode de gouvernement. En 1836, le Colonel Thomas Talbot contrôlait 26.000 hectares de terres, allant de Sandwich (Windsor) à l’ouest, jusqu’à Simcoe à l’est. Il contrôlait également plusieurs communes le long de la Sydenham, y compris Shetland, Florence, et Poplar Hill. Talbot était grandement détesté pour son attitude envers les colons. Il refusait de donner du terrain aux personnes qui ne lui revenaient pas, s’assurait que personne ne s’installât à proximité de ses propres terres et évinçait de leur terre les colons qui lui déplaisaient. Talbot n’acceptait de céder un acte de propriété foncière qu’aux personnes y ayant séjourné au moins cinq ans, et l’une des conditions pour s’établir en colonie était l’obligation faite aux colons de défricher les routes à usage public.

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